Comprendre le rôle du chamane
Chamanisme : mondes subtiles, conscience élargie, pièges et merveilles du chamanisme… la vérité – Comprendre le rôle du chamane
Une interview de Eric Sunfox Marchal, sur la chaine youtube “une conversation pour tout changer“
Chamanisme : mondes invisibles, transe et faux chamanes… la vérité
Découvrez le chamanisme, ses rituels, l’initiation chamanique, les soins énergétiques et la transe chamanique au travers du témoignage de ERIC SUNFOX MARCHAL .Une exploration du néo-chamanisme, du chamanisme traditionnel et du rôle du chamane dans la spiritualité et la nature.
Comprenez les pratiques chamaniques, les plantes sacrées, les rites de passage et l’expansion de conscience. Le chamanisme est une pratique ancestrale présente dans toutes les cultures du monde. Dans cette émission, nous explorons le chamanisme traditionnel, le néo-chamanisme, les rites, la transe, les plantes sacrées et le rôle du chamane dans la guérison et la spiritualité. Nous abordons l’initiation chamanique, les perceptions de la nature, les outils chamaniques (tambour, musique, méditation, plantes), les rites de passage et les soins chamaniques pour le corps, l’âme et l’esprit.
👉 Une conversation profonde sur la spiritualité ancestrale, la conscience, les dimensions invisibles et la connexion à la Terre.
👉 Pour pratiquer le Chamanisme avec Eric Sunfox Marchal : Huttes, Soins, Rituels, Cérémonies, Stages, Processus : www.chamanisme.fr
Voici un résumé complet et approfondi des enseignements d’Eric Sunfox Marchal sur le chamanisme, basés sur cette conversation :
1. La véritable nature du chamane : Une fonction, pas un titre Eric Marchal, qui pratique le chamanisme depuis 35 ans, insiste sur le fait que le chamanisme n’est ni une religion ni un titre honorifique, mais une véritable fonction au sein d’une société. À l’origine, le terme “chamane” désignait les guérisseurs de la région des Toungouses (Sibérie/Mongolie), mais il a été élargi pour décrire des pratiques similaires à travers le monde. Le chamane est avant tout un intercesseur, un pont entre le monde matériel et le monde sensible ou spirituel. Il est le spécialiste de “l’espace liminal”, c’est-à-dire l’entre-deux (entre l’avant et l’après d’une initiation, entre l’humain et la nature, le visible et l’invisible). D’ailleurs, Eric Marchal préfère utiliser le terme “subtil” plutôt qu'”invisible”, car avec de l’entraînement, ce monde peut être perçu et ressenti. Dans les sociétés traditionnelles, on ne s’autoproclame pas chamane : c’est la communauté qui reconnaît cette fonction chez un individu au vu de ses compétences.
2. L’importance cruciale du travail et de l’initiation Contrairement à une idée moderne répandue, recevoir un “appel” ou rêver que l’on est chamane ne suffit absolument pas pour le devenir. Eric Marchal utilise une analogie frappante : “Si vous rêvez que vous êtes chirurgien, est-ce que ça veut dire que vous êtes chirurgien ?”. Pratiquer le chamanisme demande des années de travail, d’initiation et de pratique, qu’il compare aux dix années d’études nécessaires pour devenir médecin ou à la formation rigoureuse d’un guide de haute montagne. L’initiation chamanique est un processus de transformation radicale, souvent décrit comme une mort et une renaissance symboliques. C’est ce qui permet de passer d’un état à un autre en abandonnant ses anciennes croyances. L’un des exemples rituels est la hutte de sudation (ou temazcal), où les participants entrent dans l’obscurité et la chaleur de ce qui symbolise le ventre de la Terre-Mère, pour en ressortir purifiés, vivant une nouvelle naissance.
3. La transe : Une ouverture de conscience, pas une hallucination Le travail chamanique repose sur les états modifiés de conscience. Cependant, Eric Marchal préfère parler d’une “ouverture” ou d’un “élargissement” de la conscience. Ces états peuvent être induits par divers supports comme le tambour, le chant, la danse, le jeûne, la douleur, ou la chaleur. Le tambour, par exemple, agit comme un “véhicule” (tel un cheval ou une pirogue) pour le voyage chamanique. Le but de la transe n’est pas d’avoir des hallucinations (qui sont créées par le mental), mais de se débarrasser de ses filtres culturels pour accéder à une vision plus vaste et plus directe du réel.
4. Les Animaux Totems et le rapport au “Vivant” Le chamanisme repose sur une vision animiste : tout ce qui existe (pierres, plantes, animaux) possède une conscience et une âme avec laquelle il est possible d’entrer en relation. Eric Marchal préfère le terme “le vivant” à “la nature”, rappelant que les humains en font partie intégrante. Il met en garde contre l'”égo spirituel” occidental qui cherche souvent à s’approprier l’animal totem le plus puissant et impressionnant pour se valoriser. Il cite avec humour l’histoire d’un véritable chamane dont l’animal de pouvoir était… le concombre de mer. Un animal totem (ou un esprit végétal) est avant tout un allié avec qui l’on crée un véritable lien intime et amoureux, une relation d’enseignement mutuel où l’on prend soin l’un de l’autre (lui-même ayant une alliance profonde avec le renard et la rose).
5. Le Chamanisme Contemporain vs le “Néo-chamanisme” Eric Marchal observe une dérive dans ce qu’il nomme le “chamanisme TikTok” ou le néo-chamanisme New Age, souvent superficiel et syncrétique, où des individus s’autoproclament guérisseurs sans base solide. Face à cela, il défend un “chamanisme contemporain”. Tout comme l’art contemporain s’inspire de l’histoire de l’art pour créer quelque chose de nouveau, le chamanisme contemporain respecte les sagesses traditionnelles tout en s’adaptant aux besoins spécifiques de la société occidentale moderne. Pour ce faire, il n’hésite pas à intégrer des éléments de la psychologie de Carl Jung (comme le processus d’individuation) ou des philosophies orientales (comme le yoga ou le tantra).
6. Le Soin Chamanique et Holistique Le chamanisme est une médecine holistique : il prend en compte le corps, l’énergie, la psychologie et surtout l’âme profonde (le soi) de l’individu. Les soins chamaniques (comme le recouvrement d’âme) ne s’arrêtent pas à la personne, ils sont souvent “transpersonnels”, traitant des traumatismes liés à la lignée transgénérationnelle, à la tribu ou même à l’environnement dans lequel la personne évolue.
7. Les Plantes Sacrées (Enthéogènes) Certaines traditions chamaniques utilisent des plantes, mais Eric Marchal refuse le terme “drogue” ou “hallucinogène” imposé par l’Occident depuis les années 1970. Il utilise les termes “psychédéliques” (qui révèle la psyché) ou “enthéogènes” (qui relie au divin). Ces plantes (comme l’Ayahuasca, l’Iboga, ou les champignons à psilocybine) sont de grands maîtres spirituels qui offrent un accélérateur prodigieux pour ouvrir la conscience, mais elles exigent un accompagnement rigoureux par un chamane, comparable aux paliers de sécurité en plongée sous-marine. Il rappelle toutefois que leur usage est actuellement illégal en France.
En conclusion : L’enseignement ultime d’Eric Sunfox Marchal est que le chamanisme vise au “réenchantement du monde”. Il ne s’agit pas de rejeter la science ou la rationalité pour retomber dans la superstition, mais d’atteindre une étape “post-rationnelle”. C’est un art de vivre consistant à enlever nos œillères intellectuelles pour retrouver la magie du lien, percevoir le caractère sacré de chaque forme de vie, et se reconnecter à l’essentiel.